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Mardi, 7 Septembre 2010
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Barack Obama dans une vision panafricaine




Bien sûr qu’il ne s’agit pas de le récupérer. L’homme, Américain avant tout, a été élu par les Américains pour présider aux destinées des Etats-Unis d’Amérique. S’il représente une chance pour une nation, c’est d’abord pour la nation américaine qui, à travers lui, a effacé presque complètement la haine vouée dans le monde aux Etats-Unis à cause de George Bush et l’a transformée en adulation.

Ce serait donc une illusion de croire qu’il résoudrait, comme d’un coup de baguette magique, les problèmes auxquels sont confrontés les peuples africains. Ce serait même une illusion de croire que, parce qu’il se réclame de la communauté ou plutôt de la culture africaine-américaine, c’est-à-dire noire, il pourrait sortir tous les Noirs, à commencer par les Noirs américains, de leurs conditions de vie qui, objectivement, pour l’ensemble, sont des plus pénibles par rapport à celles des Blancs. Dans le monde entier.

Mais, c’est le symbole qui m’intéresse. Et de tels symboles ( personnalités, faits historiques, etc. ) comme Obama, il y en a eu, qui auraient pu permettre à nos peuples de réaliser de grandes choses, de croire en eux-mêmes, en les chances qu’ils avaient eues de s’en sortir, mais qu’ils n’avaient pas pu saisir.

Je citerai quelques-unes de ces chances. Parmi elles, il y en a qui ont été anéanties par ceux qui ne souhaitaient pas vraiment l’émancipation des peuples africains, mais il y en a que nous avons nous-mêmes gaspillées, par nos comportements irresponsables, notre soif du pouvoir, des honneurs et de l’argent. Je parle bien sûr, des chances de nos peuples de devenir des nations prospères, viables et respectées.

Et, comment ne serais-je pas tenté de commencer par Haïti ( bien que ce pays ne se situe pas en Afrique ), la première république noire de l’Histoire, proclamée le premier janvier 1804, après une guerre acharnée menée par les esclaves contre les armées napoléoniennes, sous la direction de Toussaint Louverture, ce descendant des rois du Dahomey? Toussaint, qui voulait épargner des souffrances à son peuple, se rendra finalement aux Français et mourra misérablement, de solitude, de privation et de froid dans la forteresse où il était enfermé.

Après la proclamation de l’indépendance d’Haïti, mis au ban des nations, Etat qu’à l’exemple de la France et du Saint-Siège, les nations occidentales ne voulaient d’abord, et pendant longtemps, pas reconnaître, commencera la tragédie de ce pays dont l’économie a d’abord été ruinée par la réparation de 150 millions de francs, réclamée par Paris.
Il faut dire que les Américains, avec leurs invasions successives de l’île, l’expropriation des indigènes et la confiscation de leurs terres, les atrocités commises à l’égard des anciens esclaves et descendants d’esclaves allant jusqu’à l’exécution sommaire de centaines d’hommes pour terroriser la population, n’ont pas été plus tendres avec les Haïtiens.

Que voulait Toussaint Louverture? Que réclamait-il? Liberté, justice, dignité pour tous les peuples, meilleures conditions de vie pour tous. Et qu’ont réclamé des hommes comme Martin Luther King, Lumumba, S. Olympio, Sankara, etc. sinon l’application de ces idéaux sur lesquels étaient supposées fondées les nations „ civilisées“, les Etats démocratiques?

Or, voilà que des dirigeants des nations civilisées, des pays démocratiques, conspirent pour assassiner ou assassinent tout simplement les hommes porteurs de ces idéaux. Aurait-on alors tort de penser que ces idéaux ne sont pas conçus pour tous les peuples, tous les hommes, mais seulement pour une catégorie d’hommes?

La victoire de nos peuples dans leur lutte contre le colonisateur, celle de 1958 par exemple en ce qui concerne le Togo, aurait pu devenir un levier puissant pour créer les conditions d’existence de cette nation à laquelle nos peuples aspiraient.

On sait que cet élan a été brisé le 13 janvier 1963 par l’assassinat de Sylvanus Olympio au Togo, comme il avait été brisé au Congo par la sécession katangaise, puis le coup d’Etat de Mobutu, fortement encouragé, sinon simplement organisé par les Belges et les Américains, et enfin l’assassinat de Patrice Lumumba.

La sécession katangaise à la tête de laquelle se trouvait Moise Tsombé n’aurait pas été possible, n’aurait peut-être jamais existé dans l’histoire s’il n’y avait pas eu l’Union Minière du Haut Katanga, aux mains des Belges.

De la même manière, n’avions-nous pas failli avoir, en Afrique de l’Ouest, une République du Biafra ( Etat tribal Ibo ), séparée de la Fédération du Nigéria, en raison des richesses du sous-sol du sud-est du pays ( du pétrole surtout ). Or, Paris voyait d’un oeil très bienveillant le Biafra et la Côte d’Ivoire de Houphouet-Boigny soutenait cet Etat séparatiste, „ pour des raisons humanitaires“, bien sûr. La sécession biafraise n’a été vaincue que parce que le peuple et les dirigeants nigérians de l’époque le voulaient.

On peut ajouter à la liste des personnalités africaines anéanties alors qu’elles tentaient de réaliser leur vision pour leurs peuples et pour leurs pays, vision différente du visage qu’ils présentent aujourd’hui, Sékou Touré. Il n’a pas été physiquement assassiné après son „non“ à de Gaulle, mais son peuple n’a pas été épargné par les représailles dont les effets sont encore perceptibles en Guinée aujourd’hui.

Plus tard, en 1987, la révolution burkinabé enclenchée par Thomas Sankara, qui aurait pu servir de modèle à d’autres mouvements africains pour un changement radical, ceux de la sous-région en particulier, a été brisée par l’assassinat du premier président du Faso. Qui était derrière tous ces coups portés à l’élan de nos peuples, galvanisés par ces leaders? Nul ne peut innocenter les forces extérieures hostiles à la vraie libération, à la vraie émancipation de nos peuples et au vrai développement de nos pays, même si les hommes de main, utilisés pour perpétrer ces coups sont des Africains attirés par le pouvoir et l’argent.

Les anciennes colonies portugaises qui ont arraché leur indépendance de haute lutte sous la direction de personnalités emblématiques comme Amilcar Cabral, Agostino Neto, Samora Machel...ne sont-elles pas des témoins de la valeur héroïque de nos peuples, de leur capacité à réaliser de grandes choses quand ils sont déterminés et bien dirigés?

Je prendrai l’exemple d’un évènement-symbole dont les peuples africains n’ont pas su tirer profit en ce qui concerne la confiance en soi, indispensable pour des hommes et des femmes qui ont subi le traumatisme de l’esclavage puis de la colonisation: la victoire de l’ANC et la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, au bout d’une lutte longue et héroïque. Ce ne sont pas seulement les citoyens de ce pays qui, encouragés par cette victoire sur la force répressive et oppressive des racistes, pouvaient croire en leur capacité à venir à bout de toutes formes d’adversité, mais tous les Africains.

Partant de l’exemple et du symbole de cette victoire, les peuples et les Etats africains auraient pu se forger un destin selon leur propre vision. Mais, pour faire leur cette victoire des Sud-Africains, il aurait d’abord fallu qu’ils s’identifient à eux dans la lutte contre le régime ségrégationniste. Combien d’Africains se considéraient comme solidaires de ceux qui étaient humiliés, blessés, écrasés par l’apartheid?

Une étroitesse d’esprit faisait même que certains Africains auraient pu, ouvertement, soutenir les Blancs racistes parce qu’ils y trouvaient leur intérêt. N’avait-on pas entendu des discours comme celui que tenait Houphouet-Boigny, recommandant le dialogue avec l’Afrique du Sud raciste?

Et, n’avait-on pas vu des hommes comme Mobutu tenter de dissuader Nelson Mandela de poursuivre la lutte pour la fin de l’apartheid?

Dans tous les cas, je ne crois pas que l’on puisse attendre une attitude d’ouverture d’esprit, un esprit panafricain de la part de nos dirigeants actuels, préoccupés avant tout de plaire à l’Occident, en particulier aux anciennes puissances coloniales.

Un discours comme celui de Sarkozy à Dakar en juillet 2007, aurait réuni nos dirigeants politiques dans l’indignation et la condamnation générales des propos tenus si cet esprit panafricain existait et était plus fort que le désir de ne pas offenser l’ancienne métropole. Alors que le chef de cette ancienne métropole, lui, n’a pas hésité un seul moment à insulter les peuples africains. Voilà à quoi on en est réduit.

Croit-on par exemple qu’un Sékou Touré, un Kwame N’Krumah, un Patrice Lumumba, un Sylvanus Olympio, un Thomas Sankara...auraient reçu religieusement et avalé comme le saint sacrement le discours de Dakar sans réagir comme cela se devait?

Je ne prendrai que l’exemple de Lumumba. Ce qui a aggravé son cas aux yeux des Belges et certainement contribué à provoquer le complot d’assassinat contre lui, ce fut son discours du 30 juin, en réponse à celui, paternaliste, du roi belge qui considérait les Africains comme des êtres pas encore mûrs pour l’indépendance, qu’il fallait protéger, discours „ anthropologique“, si on veut raisonner comme le nègre de Sarkozy, Gaino.

Dans le discours du 30 juin, vrai crime de lèse-majesté, Lumumba n’avait pas hésité à remettre les pendules à l’heure, insistant sur le fait que l’indépendance n’était pas due à la générosité du roi des Belges, autrefois propriétaire privé du Congo, mais bien à la lutte et à la détermination du peuple congolais humilié et exploité que le colonisateur avait tout fait pour maintenir dans l’ignorance.

Et s’il n’y avait que cinq universitaires congolais à la date de la proclamation de l’indépendance, c’était tout simplement en conformité avec le principe sacro-saint de l’éducation des indigènes telle que conçue par les Belges à l’époque: „ Pas d’élites, pas d’ennuis“.

Pouvait-on imaginer, en 1960, que le type du discours du roi des Belges serait réédité en 2007? C’est pourtant ce à quoi nous avons assisté à Dakar, en présence d’une prétendue élite, sans malheureusement, un Lumumba pour donner la réplique immédiate à Sarkozy.

Quand j’apprends que Sarkozy a un plan de paix pour le Nord-Kivu, je suis perplexe. Car, d’un côté, comme beaucoup d’Africains ou simplement comme beaucoup d’hommes, je souhaite vivement que cesse le plus rapidement possible ce conflit irrationnel ( tous les conflits le sont plus ou moins ) et fratricide avec son cortège de morts, de souffrance, de viols et autres atrocités commises sur des populations innocentes, choses qui nous font mal et honte, avec ces milliers de réfugiés dont des enfants et des vieillards mourant de faim, de fatigue et de maladies, mais d’un autre côté, je me demande s’il n’y a pas un seul homme sur notre continent ( je ne parle pas d’un chef d’Etat, mais simplement d’un homme ) capable de faire entendre raison aux belligérants.

Et si cet homme existe, en la personne par exemple d’Obasanjo, qui plus est, mandaté par l’ONU, en quoi le plan de Sarkozy est-il encore nécessaire? Pour faire le constat d’échec de la mission d’Obasanjo?

Comme hier et aujourd’hui encore, beaucoup de gens attendent les Africains au tournant pour brandir à leur face la preuve de leur incapacité à régler eux-mêmes leurs problèmes. Je ne dis pas cela par pure fierté, sans tenir compte des réalités, mais pour nous interroger sur le sens de la responsabilité et le courage politique qui parfois nous font défaut ou que nous oublions.

À mon avis, les dirigeants africains devraient dire à Sarkozy que son plan peut attendre d’abord qu’Obasanjo ait avoué lui-même avoir échoué. Et pourquoi, si ce plan est vraiment ce qu’il y a de mieux pour les populations congolaises, rwandaises et d’autres dans la sous-région, Sarkozy ne l’apporterait-il pas à Obasanjo qui le réaliserait? Sarkozy pourrait alors, éventuellement, aider Obasanjo, sans tout le tam-tam qu’il fait actuellement autour de son fameux plan.

À mon avis, sans ironiser, Sarkozy veut être au Nord-Kivu, comme il était en Géorgie, comme on le voit ces derniers jours au Moyen-Orient dans l’affaire de la guerre entre Israël et le Hamas( quand d’autres ont déjà déblayé le terrain ou quand ils sont sur le point de parvenir à un cessez-le-feu), exactement comme il était sur le tour de France ou comme il faisait du jogging, c’est-à-dire, d’abord devant les caméras pour être vu du monde entier comme un président omniprésent, „ vainqueur de l’épate“, comme l’écrivait un journaliste du Canard Enchaîné, vrai vainqueur et non pas tricheur, puisque c’est lui qui réussit à voler la vedette à ceux qui courent, transpirent et peine sur leur vélo, alors que lui se pavane tranquillement et triomphalement à bord de la voiture de commandement du tour.

À moins qu’il veuille être au Nord-Kivu, comme il était au Tchad dans l’affaire de l’Arche de Zoé, en maître suprême qui impose sa volonté à tous. Seulement, là, il ne risque pas d’avoir le même succès auprès des Congolais d’un camp comme de l’autre, qui ne sont pas, eux, liés à la France par les mêmes chaînes que Idriss Déby.

Le triomphe planétaire d’Obama, au lendemain de l’anniversaire du rêve de Martin Luther King, martyr comme Toussaint Louverture, Lumumba, S. Olympio, Sankara... des peuples opprimés, doit prendre pour nous Africains un sens „ prophétique“, d’une prophétie, non pas divine mais humaine de la volonté et de la détermination qui peuvent changer le cours de l’Histoire.

Pourquoi Barack Obama pourrait-il être la dernière chance pour les peuples africains? J’ai déjà dit qu’il ne résoudrait pas nos problèmes à notre place. Dans des dossiers brûlants comme le Darfour ou la guerre dans le Nord du Kivu en RDC, il se comportera comme un président américain. Peut-être, tout au plus, s’y penchera-t-il avec plus d’attention que George Bush, quand ce dernier était englué dans la guerre d’Irak.

C’est l’esprit panafricain qui manque à beaucoup de nos dirigeants actuels et pour lequel les vrais démocrates panafricains doivent se battre, qui fera petit à petit disparaître l’étroitesse d’esprit dont je parle: il est paradoxal, voire absurde de se réjouir tous de l’avènement au pouvoir aux Etats-Unis d’un homme dont les origines remontent à l’Afrique et en même temps de prétendre défendre les intérêts des Tutsi congolais contre une hégémonie bantou ( supposée ou vraie ) ou vice versa.

Il est stupide de vouloir utiliser les Arabes janjawids ( dont certains ont la peau très foncée et qui de toutes les façons ne peuvent se définir que comme Africains ) contre des Noirs soudanais. C’est pourtant ce que fait un Al Bashir du haut de son palais présidentiel de Khartoum.

Prêtons un peu attention à certains événements internationaux: une création comme l’Union pour la Méditerranée ( UPM ) à l’initiative de Sarkozy, ne tente-t-elle pas de tracer une nouvelle frontière entre les pays africains au nord et ceux au sud du Sahara? Au profit de qui?

Pourquoi l’Union Africaine, chargée de réaliser et de défendre l’unité du continent, n’a-t-elle pas officiellement protesté contre cette création? De toutes les façons, on ne pourra pas nous convaincre que c’est cette „ union“ qui permettra de mettre fin au conflit israélo-palestinien, et d’une façon générale au conflit entre Israël et le monde arabo-musulman.

Alors, à quoi sert-elle? À d’abord séparer Africains à peau blanche et Africains à peau noire? Khadafi, malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, en particulier son rêve de devenir le roi du continent et de convertir tous les Africains à l’islam, est le seul à avoir critiqué la création de l’UPM.

Si le symbole qu’est Obama réunit les Africains, tous les Africains, que signifient alors tribalisme, pouvoir ethnique et même, que signifient, dans une certaine mesure, frontières héritées de la colonisation?

Si Obama-symbole, élu à la tête de l’Etat le plus riche et le plus puissant du monde nous réunit, comment ne pouvons-nous pas croire qu’en y travaillant et avec détermination, nous parviendrons à construire nous-mêmes des nations viables et prospères?

Si Obama-symbole, l’élu du parti démocrate américain nous unit, comment accorderons-nous encore quelque valeur que ce soit aux propos de ceux qui viennent nous prêcher que, par essence, les Africains ne sont pas faits pour pratiquer la démocratie?

Or, nous savons que les prédicateurs de cet évangile-là, ainsi que ceux qui les écoutent sont ceux dont le régime dictatorial favorise les intérêts. L’exemple récent du Ghana où le candidat de l’opposition John Attah Mills a triomphé dans une élection ne prouve-t-il pas, à qui en douterait encore, sincèrement, que nos peuples ne sont pas dans l’enfance de la pratique démocratique?

Or, un tel exemple, le peuple togolais l’avait donné à l’Afrique et au monde déjà en 1958. Nos peuples étaient mûrs pour la démocratie en 1958, pour prendre l’exemple du Togo, parce qu’ils étaient déterminés à l’être. Mais, à partir de 1963, ils ne l’étaient plus, parce que d’autres, en usant d’arguments fallacieux, appuyés surtout par la force et les armes, ont voulu décider de leur sort à leur place.

Barack Obama, Président dont les premières décisions sont la fermeture du camp inhumain de Guantanamo et la suppression de la torture dans les prisons doit inspirer les dirigeants du monde entier, en particulier ceux de l’Afrique pour qu’ils mettent désormais le respect des droits humains au-dessus de toutes autres considérations: les assassinats politiques, les camps de torture, la répression brutale des manifestations de citoyens par les forces de l’ordre, les interpellations pour délit d’opinion, les exécutions extrajudiciaires et autres comportements abjects du même genre doivent disparaître dans nos pays.

Mais, nous devons exiger aussi que soient respectés les droits des migrants, les droits des minorités, non seulement en Afrique, mais aussi partout dans le monde. Les images douloureuses d’hommes que l’on tire comme des lapins parce qu’ils ont tenté de franchir une frontière protégée par un mur de grillage et de barbelés, ou que l’on va abandonner dans le désert, menottes aux poignets, ou que l’on embarque de force sur des vols charters, attachés sur les sièges par des sangles, ou que l’on bâillonne et étouffe à mort comme Samira Adamou, ou que l’on enferme dans des centres de rétention, etc. ne sont pas plus supportables que celles des prisonniers de Guantanamo.

Et n’existe-t-il pas déjà, sur le continent africain même, en Mauritanie, par les soins et grâce au financement de l’Espagne, un camp de rétention que ceux qui y ont goûté ont baptisé Guantanamito, centre dont les pensionnaires se voient attribuer un statut juridique semblable à celui qui prévaut à Guantanamo?

De même ils vivent dans des conditions qui s’apparentent à celles instaurées dans cette prison américaine en plein territoire cubain. Combien, d’ici quelques années, y aura-t-il de centres de ce genre en Afrique?


 
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