Au sujet du 2° Congrès ordinaire de l’UFC
Face aux manœuvres, si évidentes, par lesquelles le régime et son parti veulent consolider leur pouvoir à tout prix en vue d’empêcher ou de retarder autant que possible le changement démocratique, l’Opposition togolaise a besoin d’une nouvelle politique d’opposition qui soit de nature à favoriser la formation d’une plateforme politique minimale, afin de permettre à tous ceux qui s’y rallient d’agir de concert avec constance, détermination, cohésion et efficacité.
L’UFC vient donc de faire son deuxième congrès ordinaire les 18-19 juillet 2008. C’est un événement de taille dans la situation politique actuelle du Togo. Le Congrès a désigné le président national de l’UFC, Gilchrist Olympio, comme candidat du parti aux élections présidentielles de 2010. On ne peut que l’en féliciter.
Le Congrès affirme la volonté de l’UFC de rassembler toutes les forces démocratiques autour d’elle, pour soutenir son candidat aux présidentielles de 2010. L’intention est fort louable.
Mais dans cette situation politique et sociale où l’Opposition, face au régime en place, est confrontée à tant de problèmes non résolus, rassembler ou se rassembler pour soutenir un candidat aux élections de 2010 ne suffit pas pour faire une politique d’opposition. C’est tout au plus une stratégie électorale du court terme, pour tenter de résoudre un problème électoral pour lequel les candidats aux différentes élections ont toujours cru pouvoir trouver la solution dans les urnes.
Face aux manœuvres, si évidentes, par lesquelles le régime et son parti veulent consolider leur pouvoir à tout prix en vue d’empêcher ou de retarder autant que possible le changement démocratique, l’Opposition togolaise a besoin d’une nouvelle politique d’opposition qui soit de nature à favoriser la formation d’une plateforme politique minimale, afin de permettre à tous ceux qui s’y rallient d’agir de concert avec constance, détermination, cohésion et efficacité.
C’est pourquoi, à maintes reprises, avant les législatives du 14 octobre 2007 et après, la CDPA-BT a pris des contacts avec l’UFC et d’autres partis d’opposition pour susciter des entretiens en vue de la définition d’une politique d’opposition alternative, susceptible de faciliter la formation, non pas d’une énième coalition, mais d’une alliance réelle, forte et durable, justement parce que fondée sur une plateforme politique minimale consensuelle.
La CDPA-BT réaffirme que, sans une plateforme politique consensuelle induite par une nouvelle politique d’opposition favorable à la formation d’une alliance politique solide et durable, l’Opposition togolaise continuera d’être faible face au régime et à son parti. Dans cette situation de faiblesse chronique, elle ne devra pas s’attendre à une alternance politique susceptible d’entraîner le changement démocratique à l’issue des élections de 2010.
Lomé, le 5 Août 2008.
Pour la CDPA-BT,
Le Premier Secrétaire
Prof. E. GU-KONU
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