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Mardi, 7 Septembre 2010
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LA CDPA-BT, SON SITE ET SON COMBAT POUR LA DEMOCRATIE

La CDPA-BT vient donc de se donner un nouveau site Internet. Par ce nouvel instrument de la lutte politique pour la démocratie, notre Parti se place résolument dans la logique du combat pour le changement du système politique autocratique dans le pays.



Depuis le mois de mars 2007, ceux qui consultaient le site Internet de la CDPA-BT ne pouvaient donc plus y accéder. Nous nous excusons auprès d’eux. Comme nous l’avons annoncé la semaine dernière, nous sommes heureux de leur rappeler qu’ils peuvent s’y rendre à nouveau en composant http :// www.cdpa-bt.net. En allant sur ce nouveau site, ils apprécieront la différence par rapport à l’ancien site du Parti.

Nous invitons aussi ceux qui, pour une raison ou une autre, ne consultaient pas le http :// www.cdpa-bt.org d’aller jeter un coup d’œil sur le http :// www.cdpa-bt.net. Ils n’ont rien à perdre en le faisant. Peut-être même pourront-ils y trouver quelque chose d’accrocheur. Qui sait ?

Le site http:/ /www.cdpa-bt.org est un instrument que le Parti s’était donné pour mener la lutte commune contre le système autocratique afin qu’il soit possible d’instaurer la démocratie dans notre pays. Il a servi pendant plus de dix ans. Il a permis à la CDPA-BT de faire entendre sa voix dans la lutte contre le régime de dictature, de faire connaître sa ligne politique, de proposer des idées et des formes d’organisation susceptibles de rendre la pratique politique d’opposition plus efficace.

Depuis quelques années déjà, l’évolution des conditions du combat politique pour le changement démocratique exigeaient que le site cdpa-bt.org fût rénové. Nous avons préféré aller plus loin : créer un nouveau site plus adapté aux nécessités politiques de l’heure, plus adapté aux nouvelles formes que la lutte pour la démocratie doit prendre dans notre pays, un site résolument tourné vers l’avenir tout en répondant en même temps aux attentes légitimement plus exigeantes de nos lecteurs et de tous ceux qui se préoccupent du devenir du pays.

La perfection n’est pas de se monde, dit-on à juste titre. Le nouveau site est donc loin d’être parfait. Mais il se veut un projet toujours perfectible et il devra l’être. Par conséquent, nous continuerons de l’améliorer. Et nous le ferons en nous donnant du temps et les moyens requis, et surtout en nous inspirant des observations et des suggestions qui viendront de tous ceux qui éprouvent une satisfaction particulière à consulter un bon site.

Vouloir rénover son ancien site, aller jusqu’à lui substituer un nouveau site plus convivial et plus attractif, plus interactif aussi, sont autant d’actes de foi du Parti dans le combat pour la démocratie, et surtout dans la nécessité de poursuivre sans relâche ce combat. Car, le combat est encore loin d’être terminé, au Togo comme ailleurs en Afrique.

Dès les premiers mouvements de l’insurrection populaire pour la fin du régime dictatorial au Togo, un discours abusif avait commencé à faire croire que la démocratie est déjà « en marche » dans le pays, et qu’il ne suffit plus qu’à la « consolider ». Pour discréditer l’opposition et démobiliser la revendication des libertés démocratiques, les profiteurs et les laudateurs du régime autocratique ont décliné ce discours abusif sur tous les tons, en proclamant entre autres qu’Eyadema avait commencé à démocratiser depuis 1986 !

Depuis le 5 février 2005, et avec une insistance accrue à partir du 12e dialogue, des chefs de partis se réclamant hier encore de l’Opposition, ont repris ce discours mensonger à leur compte, et se sont mis à le propager pour démobiliser définitivement la lutte pour la démocratie, justifier leurs revendications du « partage du pouvoir » avec Faure et tentent de livrer le pays, pieds et poings liés, aux héritiers de l’ancien régime et à leurs comparses.

Mais la manœuvre ne passe pas, et ne pourra pas passer. Neuf Togolais sur dix continuent d’affirmer que rien n’a changé depuis la mort d’Eyadema le 5 février 2005, et que les mêmes pratiques et comportements politiques qui ont conduit la population à descendre dans la rue en octobre 1990 se poursuivent.

Cela signifie que la grande majorité de la population togolaise ne croient pas au discours trompeur, qu’elle reste toujours profondément hostile au nouveau pouvoir dans lequel elle ne voit, à juste titre, qu’une forme à peine ravalée du vieux régime dictatorial d’Eyadema et de ses chefs militaires.

Ailleurs en Afrique, les problèmes du passage de la dictature à la démocratie restent identiques à ceux du Togo, avec cette différence que le cas togolais est véritablement outré. Grâce au soutient de forces étrangères et au faible niveau d’organisation de populations trop longtemps soumise à l’oppression dictatoriale, les vieilles autocraties néocoloniales instituées sur le continent à partir des années 60 sont sorties indemnes de la tourmente démocratique des années 80.

Et depuis, elles ont poussé, ou repoussé de nouvelles racines grâce à ces mêmes forces dont elles servent les intérêts. Le Gabon, le Cameroun, le Tchad, la Centrafrique, le Burkina, le Togo… La liste est longue.

Ces autocraties revigorées ont pour fonction de bloquer le processus de démocratisation avec la complicité active de ces mêmes forces étrangères, auxquels s’ajoutent des acteurs locaux au service de ces forces. Et elles le font avec une redoutable efficacité, souvent avec la contribution directe ou indirecte de partis qui se sont réclamé ou se réclament encore de l’Opposition. Elles n’hésitent pas ainsi à recourir à diverses formes de manipulation et d’intimidation, où dans beaucoup de cas à la répression sanglante pour remplir leur mission.

Dans cette situation, au Togo comme ailleurs sur le Continent, les peuples et les forces démocratiques africains sont contraints de poursuivre le combat pour la démocratie, afin de pouvoir commencer à résoudre le tragique problème de cette misère chronique qui ravage la grande masse des populations africaines, qui tue.

Pour y parvenir, les oppositions aux vieilles dictatures néocoloniales et aux démocraties grises en train de s’instituer se doivent d’inventer de nouvelles formes d’expression, d’organisation et d’actions, et se doter de nouveaux moyens pour rendre ces actions plus efficaces.

Le site www.cdpa-bt.net se place résolument dans cette logique. Pour cela, il se met à la disposition de tous ceux qui se retrouvent dans cette logique, et acceptent donc de poursuivre la lutte pour la démocratie au Togo comme ailleurs en Afrique.

N’oublions pas que ce 27 avril 2008, qui marque la mise en ligne de ce nouveau site de la CDPA-BT, est le 50e anniversaire de la victoire remportée le 27 avril 1958 par le Peuple togolais sur le régime colonial de domination et d’exploitation. Cette victoire n’a été possible qu’au prix d’une bonne organisation politique portée par un nationalisme et une abnégation sans faille.

Le nouveau site www.cdpa-bt.net, que nous mettons en ligne ce 27 avril 2008, est un hommage que nous rendons à toutes ces femmes et à tous ces hommes du CUT et de la JUVENTO qui ont fait passer l’intérêt du Togo avant les ambitions personnelles pour le pouvoir et qui, grâce à cela, ont pu mobiliser la masse de la population pour permettre cette victoire du 27 avril 1958, une victoire du Peuple togolais sur la domination et l’oppression coloniales.


Lomé, le 26 avril 2008

Prof. E. GU-KONU
Premier Secrétaire de la CDPA-BT


 
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