"FEDERATION DES PARTIS DE L'OPPOSITION'' : MYTHE OU REALITE
Ces derniers temps, un sujet qui préoccupe les leaders des Partis politiques togolais vient de surgir dans la presse. Il s’agit de l’Union des Forces du Changement (UFC) qui souhaite la constitution d’une Fédération des Partis de l’Opposition (Article signé de Rodolph TOMEGAH dans Golfe Info du 04 février 2008).
Maître Doe Bruce Adama, député de l’UFC à l’Assemblée Nationale aurait, au cours d’une émission télévisé, le 03 Avril 2008, déclaré que son “Parti est en train d’initier une fédération entre les partis politiques de l’opposition, et est prêt à accepter toute formation politique qui accepte d’y participer”.
Sur le dialogue bilatéral entre l’UFC et le RPT, l’honorable député a expliqué que c’est parce que l’on a toujours accusé l’UFC de parti radical qu’elle ne peut pas refuser un tel dialogue.
Il a ensuite parlé de la conférence de presse de la rentrée politique du parti au cours de laquelle le Secrétaire général, Jean-Pierre Fabre, avait émis l’idée et laissé entendre que cette coalition se fera avec ceux qui partagent les mêmes convictions que son parti.
Et l’auteur de l’article de préciser que bien avant les responsables de l’UFC, c’est leurs collègues de la CDPA-BT (Convention Démocratique des Peuples Africains-Branche Togolaise) qui ont, dès la proclamation des résultats des dernières législatives, appelés à la constitution d’une “Force Alternative de l’Opposition”. Le journaliste conclut en faisant remarquer que l’une dans l’autre, on se rend compte que l’Opposition togolaise semble avoir tiré leçon de ses années de lutte stérile d’une part et que d’autre part, nombreux sont les togolais qui restent pessimistes quant aux chances de réussite d’une coalition de l’Opposition.
Par rapport à ce qui a été dit sur la CDPA-BT, en effet, depuis les derniers déboires et tentatives de colmater les brèches qui pouvaient encore l’être au sein de l’Opposition, notre parti, suite à des analyses de la situation politique du pays, en est arrivé à l’idée d’un Mouvement de la Force Alternative de l’Opposition, le MFAO. Cette idée, que la CDPA-BT n’a pas caché dans sa corbeille, a fait l’objet d’un certain nombre de publications et d’articles dans la presse nationale.
Au jour d’aujourd’hui, notre Parti est en train de prendre des contacts avec certains partis politiques, associations et organisations de la société civile pour faire ensemble le bilan de ce qui s’est passé, et voir ensemble ce qu’il faut faire dans le contexte actuel de la vie politique de notre pays.
A ce sujet, elle a adressé une correspondance aux responsables de l’UFC qui jusqu’à ce jour est restée sans suite.
Bref pour dire que la CDPA-BT salue toute initiative qui reconnaît honnêtement l’échec de la politique d’opposition dominante et la nécessité d’une force, d’un mouvement ou de tout autre groupement capable de sortir notre pays de sa crise profonde et de redonner de l’espoir à tous ceux qui pensent à un bien-être partagé entre les différentes couches socio-économiques de nos populations, non pas à un bien-être pour une minorité et la misère pour la grande majorité, à un bien-être non pas dans la dictature, mais à un bien-être dans un Togo démocratique, indépendant et libre.
A la CDPA-BT, nous avons la ferme conviction que le Togo possède les compétences et les ressources nécessaires et indispensables pour élaborer et mettre en œuvre des plates-formes et des stratégies idoines pour réveiller en nous le vrai génie bâtisseur de notre cité.
Il nous semble d’ailleurs qu’il est plus simple pour l’Opposition de s’organiser efficacement devant des objectifs clairement définis et de travailler ensemble pour la réalisation de ces objectifs que de naviguer à vue, sans objet et en se mordant le nez pour perpétuer la dictature et l’oppression.
Fait à Lomé, le 05 Avril 2008
Pour la CDPA-BT
Le 2e Secrétaire
K. Baninganti
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